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nouvel espoir pour l’Afrique – Quotidien Le Matinal


Sauf surprise de dernière minute, l’opposant  politique  Félix Tshisékédi sera investi le 22 janvier prochain, président de la République démocratique du Congo(Rdc). L’élection de cet homme, présentée comme la première transition démocratique depuis l’indépendance de ce pays en 1960, ouvre à n’en point douter, une nouvelle ère d’espoir  non seulement pour ce pays mais également pour toute l’Afrique entière.

L’élection présidentielle du 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo (Rdc)organisée en même temps que des législatives et les provinciales a donné son verdict. Reportée à plusieurs reprises depuis 2016, ce scrutin très attendu a permis de connaître le successeur de Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001. Félix Tshisekedi, fils de Etienne, candidat malheureux au second tour de la présidentielle précédente vient ainsi de remporter cette élection.   Certes, la Cour constitutionnelle commence par examiner dès ce jour mardi  les recours de M. Fayulu qui a dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi. L’opposant a revendiqué la victoire avec 61% des voix. Mais, il est peu probable que ces recours aboutissent. La campagne a été émaillée d’affrontements entre le nouvel élu et deux autres candidats : Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin désigné de Joseph Kabila, ainsi que le candidat commun d’une partie de l’opposition, Martin Fayulu. Avec un peu plus de 38 % des suffrages selon les résultats provisoires, Félix Tshisekedi devance Martin Fayulu, qui en recueille près de 35 %. Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du parti du président sortant termine sur la troisième marche du podium avec 23 %. A l’Assemblée nationale, les forces favorables au président sortant Kabila au sein de la coalition Front commun pour le Congo (Fcc) ont obtenu « près de 350 sièges », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Le Fcc dépasse donc largement le seuil de la majorité (250 + 1 voix). Un accord aurait été ainsi conclu entre Tshisekedi et Kabila, attribuant au premier la présidence, et au second le contrôle du gouvernement et de plusieurs secteurs régaliens via une mainmise sur l’Assemblée nationale et les provinces. Le contrôle de ces dernières, dont les membres procèdent à l’élection du Sénat, permettrait au président sortant, sénateur à vie, de se faire élire président de la chambre haute, deuxième plus haute fonction de l’état dans l’ordre protocolaire. Enfin, le président Kabila resterait dans l’actuel palais présidentiel et le nouveau président devrait habiter dans l’actuelle résidence réservée au Premier ministre. Un observateur étranger a fait état de la même information.

Qui est Tshisekedi ?

Le nouvel homme fort congolais Félix Tshisekedi est l’héritier politique de son père Etienne, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles. Comme son père en 2011, Félix a tenté de bousculer les forces du président sortant Joseph Kabila dans un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir. Il s’impose comme le digne successeur de son père qui a dénoncé des fraudes lors de la réélection contestée de Joseph Kabila en 2011. »Fatshi » – son surnom – est parti au combat avec l’appui de la machine de guerre fondée par son père dans les années 80 contre la dictature du maréchal Mobutu, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps). Tshisekedi fils, 55 ans, a été désigné sans surprise président et candidat de l’Udps lors d’un congrès en avril dernier au siège historique du parti à Limete, une des 26 communes de Kinshasa. « Etienne était têtu et fier. Félix est plus diplomate, plus conciliant, plus à l’écoute des autres », a témoigné un connaisseur de l’opposition congolaise lorsque Félix Tshisekedi a annoncé sa candidature. Facilement reconnaissable à sa haute taille et sa carrure massive, l’homme est courtois, à l’écoute. Le ton de la voix est mesuré dans le tourbillon des passions électorales. Contrairement à son père en 2011, il fait équipe avec un « ticket », l’ex-président de l’Assemblée Vital Kamerhe, également candidat sous son propre nom en 2011.Les deux hommes ont rompu en novembre un accord qu’ils avaient signé avec cinq autres opposants pour soutenir la candidature d’un seul d’entre eux, Martin Fayulu. Versatile et hésitant, « Félix » ? Ses proches affirment qu’il n’a fait qu’écouter la « base » de l’Udps, en colère contre l’accord. Né en juin 1963, Félix-Antoine Tshisekedi est le troisième d’une famille de cinq enfants. À l’âge de 19 ans, il suit son père relégué par Mobutu dans son village du Kasaï. Un épisode marquant pour le jeune homme. A 22 ans, « Fatshi », sa mère et ses frères prennent le chemin de l’exil en Belgique. À Bruxelles, le jeune homme fait le coup de poing contre des proches de Mobutu ou même des policiers belges, un soir de février à l’aéroport, quand son père est empêché de rentrer à Kinshasa. Dans l’ombre de la figure paternelle, Félix gravit tous les échelons de l’Udps. Luba du Kasaï, il est élu député national à Mbuji-Mayi en 2011. Il refuse de siéger à l’Assemblée nationale pour respecter le mot d’ordre de son père contre la réélection contestée de Joseph Kabila.

L’avenir en rose

 Dans son  projet de société, qui vise à transformer la Rdc intitulé « Vaincre la pauvreté » il a tracé les différents axes de son programme. Mobiliser 86,71 milliards de dollars des ressources budgétaires, augmenter le revenu moyen du congolais à 4 288 dollars américains et générer une croissance économique forte de 25% par an en moyenne. Tels sont les trois chiffres-clés du programme de gouvernance de Felix Tshilombo Tshisekedi étalé sur dix ans, soit la durée de deux mandats. Ce candidat président de la République a exprimé son ambition de faire accéder la Rdc et son peuple au mieux-être. Dans une interview accordée à Rfi en décembre dernier il a affirmé  ses priorités. «  L’urgence absolue, l’urgence des urgences, pour moi, c’est de ramener la paix et la sécurité à travers toute l’étendue du territoire national. Les axes prioritaires de notre programme sont : un : état de droit et sécurité, deux : investissement et valorisation du capital humain, trois : diversification de l’économie et amélioration du climat des affaires, quatre : aménagement du territoire, cinq : environnement et changement climatique. Mais dans le premier axe, c’est-à-dire l’état de droit et sécurité, nous pensons bien investir dans l’intégration régionale», avait-il déclaré.  La fin de la guerre dans l’Est du pays tient également à cœur le nouvel élu. Il s’est engagé à mettre fin à l’insécurité qui règne dans cette région gage d’un développement harmonieux et durable.

AT





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