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Boostage du sport béninois : Talon met en œuvre des stratégies convaincantes

 

Le gouvernement travaille constamment à relever le sport béninois. Outre les subventions qui font la joie des fédérations depuis 2016, il a ouvert la brèche  pour associer les entreprises publiques et privées dans la promotion du sport.

Le gouvernement de Patrice Talon ne se focalise pas sur l’émergence d’un  seul secteur pour révéler le Bénin. Une stratégie étonnante quand on sait que, « qui trop embrasse mal étreint »,  la rupture continue de démontrer que la méthode et l’engagement peuvent défier cet adage populaire. Le gouvernement béninois ne néglige aucun secteur ou sous-secteur.  Dans le domaine du sport, l’Exécutif béninois a eu l’ingénieuse initiative de soutenir conséquemment les différentes fédérations et associations sportives. Ainsi, de 79,5 millions fcfa en 2016, la cagnotte est passée  à 1,153 milliard fcfa en 2021.   Au lieu que cela soit la 6ème édition,  c’est la 5 ème qui a eu lieu en mars 2021. Sur radio Tokpa en 2020, le ministre avait déjà tout clarifié. « Sur la cérémonie de remise de subvention, je ne sais pas si la crise (sanitaire) va nous permettre de faire une cérémonie, mais nous trouverons une formule pour comme d’habitude, et en toute transparence, annoncer les montants de chaque Fédération et mettre les ressources à leur disposition. Sur ce plan, il n’y a aucun doute. C’est une  tradition. Nous avons dit que c’était nécessaire de le faire en début de saison. Nous avons commencé à le faire depuis maintenant trois ou quatre ans et comme vous le savez, les montants sont en nette augmentation. Nous sommes passés de 76 millions 500 en 2016 à 653 millions en 2019. Il faut bien voir que le président de la République ainsi que tout le gouvernement sont en train de faire un effort, mais cela ne suffit pas. Les besoins des Fédérations sont bien au-delà et malheureusement parfois, ce sont les présidents qui sont obligés de mettre la main à la poche », explique Oswald Homéky. En 2021,  l’événement était tout particulier. Le génie créateur du gouvernement a pesé  lourd dans la balance. En dehors des 32 fédérations sportives et du Comité national olympique et sportif du Bénin qui étaient concernés, le ministère des Sports a pensé aux initiatives des centres de formation (1 million à chaque centre soit au total 50 millions de francs Cfa) et au Conseil national des supporters du Bénin (10 millions de francs Cfa). Tout ceci  pour une enveloppe globale de 1 milliard 153 millions de francs Cfa. On constate que le gouvernement a préféré faire d’une pierre deux coups. « Ce n’est pas un hasard. C’est un choix que nous avons fait pour vous rappeler que si par le passé, nous séparions les choses et la Fédération béninoise de football et les clubs étaient traités lors d’une cérémonie distincte de l’ensemble des autres fédérations, notre démarche désormais est que le mouvement sportif est uni ; et donc les cérémonies de remises de subventions se dérouleront désormais sous cette forme. C’est aussi pour vous envoyer un message. Un message d’unité, un message de solidarité », justifie  Oswald Homeky. Les montants de chaque structure se définissent comme suivants: Athlétisme : 50 millions de francs Cfa, Basketball : 50 millions de francs Cfa, Boxe : 15 millions de francs Cfa,  Gym : 10 millions de francs Cfa,  Karaté : 22 millions de francs Cfa, Handball : 50 millions de francs Cfa, Cyclisme : 22 millions de francs Cfa,  Natation : 16 millions de francs Cfa, Scrabble : 25 millions de francs Cfa,  Tennis : 42 millions de francs Cfa, Rugby : 15 millions de francs Cfa,  Pétanque : 40 millions de francs Cfa, Volleyball : 21 millions de francs Cfa, Wushu : 21 millions de francs Cfa, Tonsimin ball: 2,5 millions de francs Cfa, Aviron : 7,5 millions de francs Cfa, Badminton : 9,5  millions de francs Cfa,  Escrime : 12 millions de francs Cfa, Haltérophilie: 5,5 millions de francs Cfa,  Handisport : 15 millions de francs Cfa, Judo: 16 millions de francs Cfa,  Lutte : 10,5 millions de francs Cfa, Maracana : 13 millions de francs Cfa, Roller sport: 16,5 millions de francs Cfa, Taekwondo : 22 millions de francs Cfa, Tennis de Table : 10,5 millions de francs Cfa,  Tir à l’arc: 7 millions de francs Cfa,  Tchoukball: 2, 5 millions de francs CFA, Triathlon: 1 million de francs CFA, Baseball: 1 million de francs Cfa, Bodybuilding : 1 million de francs Cfa, Sport d’entretien : 1 million de francs Cfa. «Avec le travail que nous faisons avec les Fédérations, on commence par croire que les ressources qui sont mises en place sont bien gérées et surtout, il s’agit des Fédérations éligibles sur subvention de l’Etat. Des Fédérations que nous-mêmes, nous aurons éprouvées et jugées dignes de recevoir les subventions. Puisque, depuis 2016, vous ne pouvez plus recevoir de l’argent quand vous n’aviez pas justifié ce que vous avez fait avec l’argent reçu l’année dernière et surtout, quand vous n’avez pas présenté un plan de travail très cohérent sur lequel nous nous accordons avant le début de la saison (…). En cela, je voudrais remercier les présidents des Fédérations qui se prêtent à l’exercice et leur dire que, la dynamique, la subvention de l’Etat, le financement par le secteur privé, c’est ce que nous souhaitons institutionnaliser et c’est déjà le cas grâce au concours du président Talon pour que demain, quand nous ne serons plus là, la dynamique puisse continuer et que le sport soit financé aussi bien par l’Etat que par le secteur privé», rassure Oswald Homeky.

 

Les financements sollicités

 

« Nous avons mis en place le dispositif de financement  par lequel nous disons que les grandes entreprises qui contribuent à 1 pour 1000 de leur chiffre d’affaire sont hors taxe. Ceux qui gagnent à partir d’un milliard de francs doivent mettre le millième de cette ressource pour financer le sport de leur choix. Nous avons voulu que les responsables d’entreprise ne perçoivent pas cela comme une pression fiscale mais comme une incitation à accompagner une dynamique qui est en cours dans notre pays et dont les résultats sont impressionnants. On a cité plusieurs champions et championnes. On a cité la fierté qu’on a sentie quand les Ecureuils ont joué à la Can 2019. Cela a un coût et il faut que les entreprises se sentent dans la dynamique et que chacun contribue dans le sport de son choix. Nous avons fait quelque chose de logique. Dans un premier temps, nous avons dit que nous défiscalisons les salaires et investissements sportifs pour obliger les gens à payer les salaires (aux sportifs). Quel que soit le montant, il faut commencer par payer les salaires. Même si c’est un petit montant, il faut le payer. Et sur ce salaire, vous ne payerez rien comme impôt tant que c’est un salaire sportif adossé à un contrat. Ensuite, nous avons dit que le montant 1 pour mille des chiffres d’affaire hors taxe, nous laissons à la discrétion de l’entreprise, de choisir la discipline dans laquelle elle a envie de mettre ça pour que l’entreprise même se sente concernée, sente l’enthousiasme, la joie et la passion d’investir dans le sport. Nous sommes allés plus loin, en disant que vous pouvez avoir votre propre club ou être copropriétaire d’une association d’un club dans une discipline de votre choix. Nous avons aussi dit, si vous ne voulez pas ça, vous pouvez prendre ces ressources pour financer une Fédération, qui aujourd’hui, sont de plus en plus sérieuses », développe le ministre des sports.

 

La taxe pour le développement du sport

 

Animé d’un désir ardent de parvenir à cette fin, le gouvernement de Patrice Talon, outre les subventions, a opté pour la Taxe pour le développement du sport. La décision a été prise au cours du conclave hebdomadaire des ministres tenu le mercredi 4 décembre 2019,  au palais de La Marina. Cela, après avoir pris connaissance du compte rendu des ministres des Sports et des Finances de l’application de la taxe pour le développement du sport contenue dans la loi de finances exercice 2019. Le gouvernement, après avoir noté avec satisfaction l’adhésion des grandes entreprises à la décision de leur contribution au financement du sport à hauteur d’un pour mille de leurs chiffres d’affaires hors toutes taxes a décidé d’étendre cette mesure aux fédérations en règle.  De la loi des finances 2019, les propriétaires des clubs ou  copropriétaires de  clubs professionnels de sport engagés dans un championnat  national qui  réalisent  des dépenses de fonctionnement ou d’investissement au  profit du club pour un montant supérieur ou égal  à la taxe à acquitter, en sont dispensés. La Tds est instituée pour les entreprises relevant de la compétence de la direction des grandes entreprises dans le circulaire 0069 Mef/Dc/Sgm/Dgi/Dlc/Slri/ portant modalités d’application des dispositions fiscales de la loi des finances pour la gestion 2019. Elle est calculée par  application  d’un taux de un pour mille  sur le chiffre d’affaires hors taxe (et non Tva )  de l’année précédente.  Au regard des échéances,  la Tds est due aux mêmes échéances que les acomptes provisionnels et est une charge réductrice par la détermination du bénéfice imposable. Ainsi,  elle  est versée au titre de chaque exercice au plus tard le 10 mars, le 10 juin, le 10 septembre et le 10 décembre. Déjà le 17 Novembre 2018, le chef de l’Etat Patrice Talon a tenu une rencontre avec les responsables des sociétés d’état et du secteur privé pour les informer sur le contenu de la taxe sur le sport. La taxe permettra aux entreprises privées et publiques de porter main forte au gouvernement pour l’aboutissement de ses initiatives dans le domaine du sport. Les entreprises peuvent donc créer leurs clubs dans quatre disciplines ciblées par le gouvernement. Il s’agit du football, de l’athlétisme, du basket et du handball. Au lendemain de la décision, Sosthène  Sèflimi, entrepreneur sportif, et le directeur Imorou Bouraima ont exposé la réforme aux  journalistes sportifs. Selon le communicateur, pour bénéficier de ce projet du gouvernement, il faut se constituer obligatoirement en société sportive. Les clubs seront désormais gérés par les sociétés et non des associations. Par conséquent, seuls les 34 clubs de ligue 1 et ligue 2, qui ont pris part au championnat national de 2019 sont éligibles pour bénéficier de cette manne financière. Selon des statistiques faites en 2019, le Bénin dispose, de plus de cinq cents entreprises qui ont un chiffre d’affaires de plus d’un milliard. Ceci, pense-t-il, peut permettre à ces sociétés de payer facilement à l’État le Tds instauré depuis 2019.

 

Bienvenue Agbassagan

 

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